Volatilité volatile

La musique a subitement cessé et les bourses mondiales sont de retour à la case départ. À la fin du mois de janvier on n’aurait pas parié sur une correction d’un telle violence tellement les marchés était calmes et semblaient sûr d’eux. C’était sans compter les fabuleux systèmes de trading automatisés que l’on appelle amicalement les «algos» dans le milieu.

La justification de la baisse n’est pas très compliquée à expliquer. Elle tourne surtout autour du fait que le rendements des obligations d’état aux USA est en phase ascendante et que, dans la théorie de l’investissement quand les rendements sont élevés, les investisseurs tendent à préférer les obligations au détriment des actions.

Dans la croyance générale, quand on se rapproche des 3% de rendement aux Etats-Unis, les intervenants rentrent souvent en mode «moi d’abord, les femmes et les enfants après» et vendent tout ce qui leur passe sous la main sans réfléchir plus loin que le bout de leur clavier.

En réalité, je vous avoue que je peine à croire que dès que l’on frise les 3%, tout le monde change son fusil d’épaule dans la minute. Pour que le scénario que nous avons vécu cette semaine puisse se dérouler, il aura surtout fallu l’aide de la fameuse «volatilité».

Dans le monde merveilleux de la finance, la volatilité est représentée par un indice, le «VIX» qui permet de la mesurer. En l’espace de deux jours, elle est passée de 10% à 50%. Sachant que nos fameux «algos» sont calibrés pour paniquer à chaque tranche de 5% – ça a logiquement déclenché des ordres de ventes qui venaient de nulle part à la vitesse de la lumière.

Les intervenants se sont donc retrouvés dans un Tsunami de pression vendeuse et comme on nous a appris à ne jamais attraper un couteau qui tombe, on attend patiemment que «Madame Volatilité» se calme. Et on attend surtout que les produits structurés sur la volatilité qui ont commencé à partir en vrille la semaine dernière finissent de mourir de leur belle mort. (TDG)

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