VI Partners double sa mise grâce à des start-up suisses

Investir dans une start-up, c’est quitte ou double. Pour Venture Incubators (VI) Partners, c’est le deuxième scénario qui s’est produit. Doté de 90 millions de francs à ses débuts en 2002, le fonds spécialisé dans les jeunes entreprises suisses pourrait rafler jusqu’à 105 millions de francs. Et cela grâce à la vente au groupe pharmaceutique allemand Boehringer Ingelheim de la start-up genevoise Amal Therapeutics. Celle-ci développe un vaccin destiné à aider l’organisme à lutter contre les cellules cancéreuses. Le montant de la transaction officialisée lundi atteint 420 millions d’euros (466 millions de francs). «Nous y détenions une participation minoritaire de plus de 10%», indique Alain Nicod, directeur de VI Partners.

Cette opération s’ajoute à la cession par le fonds de ses actions dans Nexthink, spécialiste en cybersécurité lausannois, qui compte plus de 900 clients dans le monde, dont Adobe, BlackRock, Commerzbank, Safran, Tiffany & Co. et Western Union. Née d’un projet de recherche à l’EPFL en 2004, l’entreprise a levé au total près de 150 millions de dollars depuis et s’attaque désormais au marché américain. «Nous détenions une position minoritaire dans l’entreprise», note Alain Nicod, cofondateur en 1997 du détaillant en ligne LeShop (Migros). Et ce, dès le début, quand l’entreprise ne comptait que cinq collaborateurs – elle en emploie 350 aujourd’hui.

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