USA-UE: des négociations commerciales sous peu

La commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, a indiqué jeudi que son mandat pour négocier un accord commercial avec les Etats-Unis était «presque finalisé». Une telle décision ouvrirait la voie à des discussions officielles.

Mme Malmström et le représentant américain au commerce (USTR) Robert Lighthizer sont engagés dans un groupe de travail depuis l’été 2018 pour définir un cadre à d’éventuelles négociations commerciales à la suite d’un accord de principe sur une entente commerciale. Ce cadre avait été entériné à la fin juillet par le président américain Donald Trump et le chef de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

«Nous travaillons aux derniers détails de ce mandat, qui doit bien sûr être soumis aux Etats membres», a-t-elle déclaré «Je pense donc que cela peut aller vite, même s’il est toujours impossible de dire le temps qu’il faudra au conseil pour prendre sa décision», a-t-elle ajouté à l’issue d’un déplacement à Washington.

Agriculture écartée

La commissaire européenne, qui a notamment rencontré mercredi et jeudi Robert Lighthizer, a en outre estimé qu’il ne devrait pas y avoir d’opposition particulière à ce mandat de négociation dans la mesure où il n’inclura pas l’agriculture, sujet particulièrement sensible pour la France.

«Je n’y vois pas d’objection parce que chacun comprend que nous avons besoin d’un agenda positif avec les Etats-Unis», a-t-elle poursuivi. «Négocier un accord sur (l’abaissement, ndlr) des taxes douanières sur les biens industriels est limité mais important pour les deux parties», a-t-elle par ailleurs observé.

Cecilia Malmström a ajouté que l’Union européenne était toujours disposée à inclure «les voitures et toutes les sortes de véhicules» dans les négociations «si cela est réciproque».
S’agissant des potentielles taxes douanières sur le secteur automobile que le gouvernement Trump pourrait imposer après la publication des conclusions de ses investigations «en février», Bruxelles «espère toujours» qu’il en sera exempté.

Pour autant, si les automobiles européennes venaient à être frappées par de tels tarifs douaniers, la liste de représailles de l’UE viserait une large liste de produits américains, a-t-elle insisté sans les nommer. (ats/nxp)

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