Unia veut sauver des emplois chez Richemont

Unia détermine sa position après l’annonce faite par Richemont de supprimer jusqu’à 350 postes en Suisse. Le syndicat entend proposer des «solutions alternatives pour sauvegarder les places de travail» aux directions des sites concernés du groupe de luxe genevois.

«La période de consultation qui s’est ouverte sur les différents sites doit être mise à profit pour élaborer des propositions alternatives aux suppressions de postes», affirme Unia dans un communiqué diffusé mardi. Huit usines des entreprises Cartier, Piaget et Vacheron-Constantin sont concernées.

Durant cette période, le syndicat appelle les employés du groupe à «s’investir pour la recherche de solutions afin d’éviter les licenciements.»

Cela pourrait être des propositions visant à améliorer certains processus ou à augmenter la productivité sans pour autant biffer des postes, envisage le porte-parole d’Unia Lucas Dubuis, joint par l’ats. Des volontaires au départ peuvent aussi être trouvés, complète Pierluigi Fedele, responsable Unia de l’horlogerie et membre du comité directeur du syndicat.

Discussions entamées

Si les discussions avec Piaget et Vacheron-Constantin ont déjà été entamées – elles devraient aboutir dans une dizaine de jours -, les pourparlers concernant Cartier doivent débuter mercredi à La Chaux-de-Fonds avec la direction générale, précise Pierluigi Fedele. Ils pourraient durer jusqu’à fin avril.

Unia appelle les dirigeants de Richemont à étudier «en profondeur et avec le sérieux qui s’impose» les propositions qui seront soumises. «Nous n’allons pas sauver tous les emplois mais essayer d’en garder un maximum», explique Pierluigi Fedele.

Arc jurassien touché

Richemont avait confirmé fin février envisager des coupes de personnel, dans le cadre d’un plan d’ajustement de ses capacités de production. Cette restructuration pourrait atteindre jusqu’à 350 emplois, soit 5% de l’effectif du groupe, qui compte 6000 employés dans son secteur horloger, selon Unia.

D’après des chiffres divulgués dans plusieurs médias, et globalement confirmés à l’ats, par une source proche du dossier, environ 170 postes chez Cartier seraient concernés – soit 13% de l’effectif de cette marque. A La Chaux-de-Fonds, où Cartier compte plus de 820 collaborateurs, quelque 95 emplois seraient notamment touchés.

Vacheron Constantin serait confronté à 85 suppressions de postes, dont 50 dans la Vallée de Joux (VD) et 35 à Plan-les-Ouates (GE). Piaget se verrait de son côté privé de 22 emplois à Plan-les-Ouates et 25 à La Côte-aux-Fées (NE), site sur lequel sont actifs une centaine d’employés. (ats/nxp)

(Créé: 29.03.2016, 14h55)