Une femme de fer et d’or à la tête de la banque centrale de Russie

La Russie remplace le dollar par l’or, et devient cette année le plus gros acheteur du métal jaune. Des achats réalisés par la banque centrale de Russie (BCR) et financés par la liquidation de son portefeuille d’obligations du Trésor américain. Une opération préventive, face aux sanctions américaines, portant la marque de la présidente de la banque centrale Elvira Nabioullina.

Cette femme très discrète de 55 ans est l’un des atouts majeurs dans la manche de Vladimir Poutine. Sans ses efforts pour consolider les réserves financières du pays, dompter une inflation à deux chiffres (5% aujourd’hui) et le cours du rouble, le président russe ne se serait peut-être pas jeté dans une série de manœuvres géopolitiques aventureuses.

Au gouvernail de la banque centrale depuis 2013, Elvira Nabioullina a maintenu le cap à travers les tempêtes financières causées par l’annexion de la Crimée, le plongeon du pétrole (suivi du rouble), ainsi que les sanctions internationales subséquentes. Aujourd’hui, la Russie compte les cinquièmes réserves de change du monde (talonnant l’Arabie saoudite) avec 491 milliards de dollars.

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