Un fonds d’investissement s’oppose à la fusion d’Alpiq

Malgré le feu vert des actionnaires d’Alpiq à la fusion du fournisseur d’énergie valdo-soleurois avec la société Alpha 2020, Knight Vinke ne veut toujours pas entendre parler de ce mariage.

Alpiq doit fusionner avec la société Alpha 2020.

Alpiq doit fusionner avec la société Alpha 2020.

KEYSTONE/archive

La fusion du fournisseur d’énergie valdo-soleurois avec la société Alpha 2020 pourrait bien être bloquée par le fonds d’investissement Knight Vinke qui entend désormais saisir la justice, a déclaré son directeur général Erik Knight dans une interview publiée mercredi dans le bihebdomadaire «Finanz und Wirtschaft».

«Oui nous allons déposer plainte contre Alpiq», a confirmé M. Knight, ajoutant que des avocats ont été mandatés à cet effet, le délai pour s’opposer au feu vert de l’assemblée générale du 24 juin dernier étant fixé à deux mois. En attendant, «d’autres actionnaires avec lesquels nous agirons en commun devraient nous contacter», a ajouté le dirigeant du fonds d’investissement.

De l’avis de M. Knight, Knight Vinke, qui dit détenir entre 1 et 3% du capital-actions d’Alpiq, pourrait bénéficier du soutien de près de 100% des actionnaires minoritaires. Dans les faits, le fonds d’investissement s’oppose au dédommagement de 70 francs par action réservé à ces derniers dans le cadre de la fusion entre le groupe valdo-soleurois et Alpha 2020, jugeant que ce montant ne reflète pas la véritable valeur de l’entreprise.

«Cotée en Bourse, Alpiq Suisse serait très attrayante pour les investisseurs»

Les centrales hydroélectriques d’Alpiq constituent les actifs les importants, et la valeur de ces installations stratégiques pour la Suisse est quasiment ignorée, estime M. Knight. Comme alternative, le fonds qu’il dirige propose au conseil d’administration d’Alpiq de coter en Bourse les affaires helvétiques de l’entreprise.

«Cotée en Bourse, Alpiq Suisse serait très attrayante pour les investisseurs», poursuit M. Knight. Ses actions pourraient alors se négocier à un niveau deux fois supérieur à celui de la valeur comptable de la société, estime-t-il.

Une proposition que le conseil d’administration n’a pas voulu suivre, regrette M. Knight. Et de conclure que les administrateurs d’Alpiq «n’ont aucune ambition pour la Suisse et Alpiq».

(ATS/NXP)

monchange.ch