UBS et CS ont un an pour rédiger leur «testament»

Quatre grandes banques étrangères, dont UBS et Credit Suisse, ont obtenu un délai d’un an pour soumettre aux autorités de régulation américaines, dont la Fed, leur projet de «testament», applicable en cas de faillite, selon un communiqué de la Réserve fédérale mercredi.

UBS et Credit Suisse ainsi que la britannique Barclays et l’allemande Deutsche Bank ont désormais jusqu’au 1er juillet 2017 pour soumettre leurs scénarios de démantèlement ordonné en cas de banqueroute. Le délai initial avait été fixé au 1er juillet 2016.

Les autorités de régulation «ont pris cette décision à la lumière de la restructuration significative que ces entreprises doivent mener pour être en conformité avec la nécessité requise par la Fed de créer une holding intermédiaire (Intermediate Holding Company ou IHC)», explique le communiqué.

La formation d’une IHC est censée faciliter la surveillance des opérations de ces banques étrangères sur le territoire américain et peut affecter les plans et stratégies de démantèlement de ces groupes, ajoute la Fed.

«Too big to fail»

La loi de réforme financière Dodd Frank adoptée après la crise financière de 2008 exige de la part des banques et des établissements non-bancaires gérant plus de 50 milliards de dollars d’actifs de prévoir des stratégies organisées de démantèlement appelées «testaments» («living wills»).

Ces groupes sont qualifiés d’importance «systémique» (ou «too big to fail») car leur faillite intempestive mettrait en danger l’ensemble du système financier.

La Fed et l’agence d’assurance des banques de dépôt FDIC indiquent aussi mercredi que ces quatre banques recevront des commentaires et des indications de la part des autorités, basées sur les plans qu’elles avaient précédemment soumis en 2015, pour les guider dans l’élaboration de leurs testaments de 2017. (ats/nxp)

(Créé: 08.06.2016, 17h17)