Uber et Lyft condamnées à l’automutilation

Et si les licornes de la technologie n’étaient qu’un troupeau d’ânes? C’est la thèse défendue par William de Gale, un gérant de fonds spécialisé dans la tech passé par BlackRock, où ses performances ont été systématiquement dans le haut du panier. L’homme, que nous avons rencontré récemment, n’aime ni les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) ni les licornes (sociétés valorisées à plus de 1 milliard), donc quand Uber et Lyft se cassent la figure en bourse, il n’a pas exactement des mots tendres. William de Gale, qui gère dorénavant son propre fonds en association avec un multi-family office genevois, estime que les deux sociétés de mobilité ont deux problèmes majeurs.

Le premier est qu’elles créent énormément de valeur, mais pas pour leurs actionnaires et seulement pour leurs clients. Le second est qu’à moins de trouver un chemin vers la rentabilité, ces deux géants de la nouvelle économie «ne valent rien», explique le spécialiste dans une note.

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