Swiss pourrait être supplanté à Genève

A Genève, Swiss souhaite retrouver d’ici 2018 la rentabilité. Si ce succès n’est pas atteint, «le groupe Lufthansa pourrait à nouveau considérer l’option Eurowings», admet le directeur général de Swiss Thomas Klühr dans un entretien publié lundi par le quotidien «L’Agefi».

Mais Thomas Klühr se dit «confiant» que ce scénario n’aura pas à être activé. Il répète que Genève constitue une ville «importante» pour la compagnie qui veut consolider sa position de numéro deux sur le site, en ramenant le nombre de liaisons à 30 mais plus fréquentes.

Plus largement, le patron souhaite que Swiss reste l’une des entités «les plus profitables» du groupe Lufthansa. La politique actuelle est de recourir à des avions plus grands plutôt que des vols long-courriers plus fréquents ou de nouvelles lignes.

Par ailleurs, «les possibilités de croissance à l’aéroport de Zurich sont limitées de par l’infrastructure», souligne le directeur général. Malgré les efforts menés actuellement par la compagnie sur la taille de ces appareils, il faudra davantage d’améliorations sur les conditions des aéroports.

«Le manque d’infrastructure deviendra un sérieux problème en Suisse d’ici cinq à dix ans», ajoute le patron. Selon lui, ce pays pourrait ne pas «profiter de la croissance globale de l’aviation comme d’autres pays». Des passagers pourraient avoir davantage à changer d’avion pour des vols dans le monde. Les mesures actuelles «ne seront pas suffisantes», selon le directeur général. (ats/nxp)

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