Suisse: Le PIB a bondi de 7,2% au troisième trimestre

L’évolution du PIB suisse entre juillet et septembre dépasse les prévisions les plus optimistes des économistes mais le Produit Intérieur Brut accuse toujours un recul de 2% par rapport à son niveau d’avant-crise du Covid-19.

En Suisse, deux tiers des sociétés estiment qu’il faudra attendre 2022 avant de retrouver le niveau d’affaires qui prévalait avant l’éclatement de la pandémie (archives).

En Suisse, deux tiers des sociétés estiment qu’il faudra attendre 2022 avant de retrouver le niveau d’affaires qui prévalait avant l’éclatement de la pandémie (archives).

KEYSTONE/OLIVIER MAIRE

Les mois d’été se sont révélés favorables pour l’économie helvétique. Le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a bondi de 7,2% au troisième trimestre comparé au partiel précédent, porté par la demande intérieure et une partie du secteur tertiaire, indique mardi le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco). Cette hausse intervient après une chute de 8,6% lors des six premiers mois de l’année, causée par la pandémie de coronavirus.

L’évolution du PIB entre juillet et septembre dépasse les prévisions les plus optimistes des économistes interrogés par AWP, qui tablaient sur une croissance comprise entre 5,0% et 7,0%.

Malgré cette embellie au troisième trimestre et un rattrapage des trois quarts de la baisse subie lors des six premiers mois de 2020, le PIB accuse toujours un recul de 2% par rapport à son niveau d’avant-crise du Covid-19, à la fin de l’année dernière, précise le Seco dans son communiqué. La Suisse a cependant montré jusqu’ici davantage de résilience face aux difficultés posées par le coronavirus que les pays voisins.

Une demande intérieure mitigée

L’été a marqué un début de retour à la normale et l’assouplissement progressif des mesures de lutte contre la pandémie. La fin des restrictions a dopé la consommation privée, qui s’est envolée de 11,9%. La reprise de nombreux secteurs d’activité a déployé des effets bénéfiques sur la croissance. Les investissements en biens d’équipement (+8,8%) et les investissements dans la construction (+5,1%) ont également retrouvé des couleurs

Bien qu’en progression de 8,9% lors de la période sous revue, la demande intérieure reste – tout comme le PIB – en recul de 2% par rapport à son niveau d’avant-crise. Elle a néanmoins permis de revigorer le commerce de détail (+6,0%). Le domaine santé humaine et activités sociales a crû de 12%. Mais les plus fortes hausses sont à mettre sur le compte des spectacles et activités récréatives et de l’hôtellerie-restauration, avec des bonds respectifs de 62% et 73%. Ces deux secteurs ont particulièrement pâti des fermetures ordonnées par le Conseil fédéral.

Bien qu’encore très affectées par les conséquences du coronavirus, les exportations de marchandises (+6,9%) ont relevé la tête au troisième trimestre. La valeur ajoutée de l’industrie manufacturière s’est enrobée de 8,6%.

ATS/NXP


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