Seul face à deux géants, Salt y croit encore

Comment Salt va-t-il résister? C’est la question principale qui se pose, à propos de l’opérateur télécom basé à Renens (VD). En quelques mois, il a vu UPC, puis Coop résilier leurs contrats pour l’utilisation de son réseau mobile, avant que Sunrise ne décide, le 27 février, de racheter UPC. Salt est désormais bien seul. Il est aussi devenu, comparativement, plus petit. Son chiffre d’affaires 2018 (1,046 milliard de francs), présenté mercredi lors d’une conférence de presse, ne représente que le tiers de celui du futur Sunrise/UPC et le dixième de celui de Swisscom.

Pascal Grieder, directeur de Salt – détenu indirectement par le Français Xavier Niel – depuis septembre dernier, l’assure: «Cette fusion ne me donne pas d’insomnies.» L’opérateur a selon lui des atouts: «Nous avons une offre fixe au rapport qualité-prix imbattable, nos clients sont très satisfaits, nous pouvons parfaitement continuer seuls.» Mais Pascal Grieder le reconnaît aussi, «ma mission est de faire à nouveau croître Salt, ce qui n’est pas encore le cas, même si la situation s’améliore».

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