Secouez-moi, secouez-moi !

Encore une semaine de grand-huit sur les marchés financiers. Si vous cherchez un endroit calme pour les vacances, ce n’est sûrement pas sur les marchés boursiers qu’ils faut aller.

Une fois de plus l’état mental des investisseurs est assez surprenant, puisque les « raisons de la baisse » – si l’on peut dire ça comme ça – sont toujours les mêmes, ça sent même parfois le réchauffé. En revanche, les raisons de la hausse ont plus de peine à convaincre. Soyons clairs, pour le moment c’est le pessimisme qui l’emporte.

Et comme nous sommes pessimistes, on aime bien se raccrocher aux mauvaises nouvelles et appuyer là où ça fait mal. Dès lundi dernier nous avons repris le rythme avec les mêmes thématiques.

L’Italie qui est définitivement en guerre contre l’Europe et qui ne semble pas vouloir faire le moindre effort pour arranger Bruxelles en s’entêtant avec son budget trop élevé selon les normes européennes. Ces tensions mettent à mal le dix ans italiens qui s’éloigne toujours une peu plus de celui de l’Allemagne en terme de rendement. Ce stress met la pression de tous les côtés sur les marchés du vieux-continent. Mais en même temps cela réjouit les « non-européens » puisque leur théorie semble se valider avec le temps : l’Europe ça ne peut pas marcher.

Pour le reste, c’est les taux qui montent et qui vont flinguer l’économie US à moyen terme, les tensions avec l’Arabie Saoudite qui encore une fois fait preuve d’une immense tolérance pour la vie humaine. Si on veut comprendre pourquoi ça monte, c’est du côté des chiffres du trimestre. Oui, parce que la semaine dernière il y a aussi eu des jours de hausse.

En résumé, on ne sait pas où on va, mais on y va. En revanche, il y a quand même un guignol qui a prévu que le pétrole montera à 400$. Alors même si les marchés sont moins drôle ces derniers temps, que c’est bon de rire en entendant des âneries pareilles.

(TDG)

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