Rien n’irait plus pour les magasins OVS en Suisse

Le patron de la chaîne de confection italienne OVS Stefano Beraldo, avait de l’ambition en reprenant fin 2016 les magasins Charles Vögele en crise. Il évoquait alors la création de 150 à 200 emplois et promettait de ne licencier personne. Confronté à la réalité helvétique, OVS semble désormais connaître à son tour de grosses difficultés, selon le Blick jeudi.

Selon le journal alémanique, la chaîne italienne a déjà réduit les effectifs et licencié près de 300 employés au siège suisse de Pfäffikon (SZ). Elle tenterait maintenant de baisser ses coûts via les tarifs de ses loyers. Elle aurait ainsi écrit à plusieurs propriétaires pour exiger des réductions massives pour ses filiales.

Fermeture de succursales

Par ailleurs, des magasins commencent eux aussi à fermer leurs portes, à l’image de celui de Guin (FR) qui mettra la clé sous le paillasson fin avril. Selon le syndicaliste d’Unia, Arnaud Bouverat, «il n’y a pas de communication claire et la gestion d’OVS est chaotique». Il craint désormais que d’autres magasins disparaissent, notamment ceux qui étaient déjà en danger sous l’ère Vögele. Certains experts de la branche évoqueraient même un départ complet d’OVS de Suisse.

En outre, selon le syndicaliste, le personnel souffre des incertitudes qui pèsent sur le maintien ou non de succursales. D’autant que les conditions de travail se sont dégradées. Beaucoup d’employés se plaignent en effet du stress et des heures supplémentaires, dit-il. Il affirme qu’OVS s’efforce aussi d’avoir le moins d’emplois possibles en Suisse, en faisant livrer directement des marchandises depuis l’Italie.

OVS dément

Du côté de la direction d’OVS Suisse, on nie un départ imminent. Mais on ne cache pas les difficultés. «Le commerce de détail est confronté à de grands défis», reconnaît ainsi un porte-parole. Celui-ci confirme avoir demandé des réductions de loyer aux propriétaires des magasins «pour qu’ils apportent leur contribution» afin de permettre à la marque de fonctionner de façon rentable. «Si aucune solution n’est trouvée et qu’un magasin doit être fermé ou relocalisé, le personnel sera bien sûr informé en temps utile», a-t-il promis.

Au siège d’OVS en Italie, on se contente d’un commentaire laconique, selon le Blick. Milan a ainsi indiqué que comme il s’agissait d’affaires en cours, il ne pouvait pas faire de commentaires sur le sujet. (nxp)

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