Retrait d’Alpiq de la Bourse suisse en bonne voie

A l’issue du délai de leur offre publique d’achat (OPA) sur le groupe énergétique valdo-soleurois, lundi, ses actionnaires de référence se sont vus servir 222’359 actions. CSF Infrastructures énergétiques Suisse, le regroupement d’actionnaires minoritaires KSM, ainsi que EOS Holding détiennent désormais 89,22% des titres d’Alpiq.

Dans un communiqué diffusé mardi, CSF Infrastructures énergétiques Suisse (CSF) relève que ce résultat intermédiaire correspond aux attentes des actionnaires de référence d’Alpiq. Leur OPA, d’un montant de 70 francs par action Alpiq, n’étant soumise à aucune condition, ces derniers estiment que la plupart des autres actionnaires leur proposeront leurs titres dans la cadre du délai supplémentaire, lequel court de 16 au 27 septembre prochain.

Conséquences fiscales

A l’issue de leur offre et quel qu’en soit le résultat, les actionnaires de référence CSF, KSM et EOS visent le retrait des actions Alpiq de la Bourse suisse. La décision incombe au conseil d’administration de l’électricien valdo-soleurois. L’exécution de l’OPA est prévue le 9 octobre prochain.

Au cas où CSF, avec KSM et EOS détiendraient entre 90% et 98% du capital-actions d’Alpiq à l’échéance, les actionnaires de référence envisagent une fusion avec dédommagement au comptant, dans le cadre de laquelle les actionnaires privés restants d’Alpiq seraient indemnisés à hauteur du prix de l’offre, soit 70 francs par action.

Les conséquences fiscales d’une fusion avec dédommagement au comptant peuvent être pour certains actionnaires nettement moins favorables que l’acceptation de l’offre, rappelle CSF.

Retrait d’EDF

Pour autant que CSF, KSM et EOS agissant de façon concertée détiennent plus de 98% des droits de vote dans Alpiq après l’achèvement de l’offre, il est envisagé de demander la déclaration d’annulation des actions d’Alpiq encore détenues par le public à cette date. CSF, KSM et EOS visent ensemble le contrôle total d’Alpiq.

Pour mémoire, CSF – un groupe de placement de «Credit Suisse Fondation de placement» qui se définit comme le plus important véhicule d’investissement du secteur des infrastructures énergétiques en Suisse – a financé l’acquisition de la participation de 25% détenue par Electricité de France (EDF) dans Alpiq. La transaction, finalisée à fin mai, se montait à 489 millions de francs, soit un prix de 70 francs par action Alpiq.

Dans la foulée, la société énergétique Schweizer Kraftwerksbeteiligungs-AG (SKB), EOS Holding et un consortium formé par les actionnaires minoritaires suisses, soit Aziende Industriali di Lugano (AIL), Elektra Baselland (EBL), Elektra Birseck (EBM), Eniwa Holding, le canton de Soleure et WWZ avaient annoncé le lancement de leur OPA sur le reste des actions Alpiq se trouvant dans le public. (ats/nxp)

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