Quand l’entretien d’embauche vire au cauchemar

Ricanements, cynisme ou fiasco complet: il arrive que les face-à-face avec un recruteur soient ratés. Mais cela devrait devenir de plus en plus rare: les méthodes utilisées dans ce moment clé de la vie professionnelle se sont standardisées

«La recruteuse a commencé par m’indiquer que j’étais un privilégié d’être présent parce qu’ils refusaient ceux qui avaient peu d’expérience.» C’est ainsi qu’Olivier, 27 ans, a entamé un entretien qu’il a passé il y a deux ans pour un poste dans le secteur bancaire. Un accueil peu chaleureux qui laisse entrevoir un échange peu agréable.

La suite de la discussion a tenu ses promesses: «L’entretien a duré très longtemps, autour de questions générales sur les valeurs de la société ou sur la conceptualisation du sens du devoir. On a parlé trois minutes des tâches en question, raconte Olivier. Quand elle m’a demandé quelle qualité je considérais être un atout pour ce travail, j’ai répondu: «Le leadership. Je remarque que j’ai de la facilité à mener des groupes vers de bons résultats, dans une bonne ambiance.» Elle a ricané: «Tsss, c’est tellement masculin!»

monchange.ch