Premier semestre difficile pour la Banque cantonale de Zurich

Le premier semestre n’a pas été très favorable à la Banque cantonale de Zurich (BCZ). Malgré un allègement des charges, la rentabilité s’est étiolée. Seule consolation, les volumes d’affaires progressent.

Dans un communiqué publié vendredi, l’établissement zurichois pointe du doigt la persistance de taux d’intérêt bas et des incertitudes géopolitiques. Ces deux facteurs ont causé un recul de 4% sur un an du produit d’exploitation, à 1,17 milliard de francs. 

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Les recettes issues des opérations d’intérêts représentent à peu près la moitié de ce montant. Le résultat net de cette activité a baissé de 2,9% à 606 millions. Pour les opérations de commissions, les revenus s’affichent également en recul (-2,5%), tout comme pour le négoce (-8,5%). Les charges ont perdu 3,2% à 683 millions de francs.

Le résultat opérationnel s’est inscrit à 419 millions, soit une contraction de 3,8%. Le bénéfice net a cédé 4,8% à 418 millions, précise la banque, l’un des cinq établissements d’importance systémique en Suisse.

Progression des créances hypothécaires 

Par rapport à fin décembre, la somme au bilan a grappillé 0,7% à 170,61 milliards. Les créances hypothécaires et les dépôts clientèle ont progressé de 1,1% à respectivement 82,14 milliards de francs et 86,52 milliards.

Dans la gestion de fortune, les entrées nettes d’argent ont atteint 2,48 milliards de francs, contre 18,0 milliards au premier semestre 2018. Les actifs administrés ont bondi de 6,8% sur six mois à 315,47 milliards. La performance marchés a contribué à hauteur de 17,7 milliards à la hausse entre janvier et juin.

«Les développements sur le front des taux d’intérêt nous poseront également des défis au second semestre», affirme le directeur général Martin Scholl, cité dans le communiqué. Aucune prévision chiffrée n’est fournie.

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