Pourquoi On Shoes et Roger Federer n’ont pas choisi la bourse suisse

Cette année, Roger Federer a dû faire l’impasse sur Flushing Meadows. Qu’importe, puisque le champion suisse de tennis revient ce mercredi à New York par une autre grande porte, celle de Wall Street. La société On Shoes dans laquelle il a investi un montant resté secret va faire son entrée en bourse (IPO). Elle a choisi le New York Stock Exchange, espérant y lever quelque 650 millions de dollars (600 millions de francs), ce qui devrait la valoriser à environ 5,5 milliards de dollars.

Avant elle, mardi, une autre start-up alémanique, SportRadar, a sonné la célèbre cloche du Nasdaq. Bien plus discrète que la fabricante zurichoise de chaussures de course, cette société saint-galloise s’est taillé en vingt ans une place de choix dans le monde du sport en analysant des données qu’elle met par exemple à disposition pour des paris en ligne. Elle a également mis au point un système de détection des fraudes prisé des organisateurs d’événements sportifs. Le marché apprécie sa recette: SportRadar a engrangé quelque 600 millions de dollars et pèse désormais 8 milliards de dollars à la bourse. Il s’agit de la valorisation suisse la plus élevée de ces dix dernières années, lors d’une IPO.

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