Pour les communes, les taux négatifs sont un casse-tête autant qu’une bénédiction

Les taux d’intérêt négatifs, c’était mieux avant. Du moins, dans l’esprit de Yves-Alain Gerber. Pour le chef du Service des finances du Locle, «lorsqu’ils ont été introduits, on pouvait emprunter à un taux un peu en dessous de zéro, sans se soucier d’avoir trop de liquidités». Alors que la Banque nationale suisse décide de faire passer son taux directeur à -0,75% début 2015, les rendements des obligations de la Confédération plongent en dessous de zéro. Mais pas seulement, les cantons, puis certaines communes commencent eux aussi à être payés pour emprunter. Car ces collectivités publiques doivent aussi emprunter sur les marchés pour financer leur fonctionnement ou leurs investissements.

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