Nouvelles représailles de Séoul contre Tokyo

La Corée du Sud a placé lundi le Japon dans une catégorie de partenaires commerciaux à part, intensifiant la guerre commerciale que se livrent les deux pays voisins, alliés des Etats-Unis.

La liste des partenaires commerciaux de la Corée du Sud est divisée actuellement en deux groupes, celui des signataires des quatre principaux accords internationaux de contrôle des exportations, et le groupe de ceux qui ne le sont pas.

Lundi, le ministre sud-coréen du Commerce Sung Yun-mo a annoncé la création d’une nouvelle catégorie pour les pays signataires des quatre principaux accords commerciaux internationaux «mais qui activent un système de contrôle des exportations en violation des normes internationales».

Seul le Japon a été placé dans cette catégorie.

Des différends historiques

«Comme il est difficile de travailler étroitement avec un pays qui viole les règles élémentaires (…), nous avons besoin d’un système de contrôle des exportations pour y faire face», a expliqué le ministre aux journalistes.

En revanche, Sung Yun-mo n’a donné aucun exemple de telles violations de la part du Japon.

La mesure sera mise en oeuvre en septembre, a-t-il assuré, ajoutant que Séoul était ouvert aux négociations avec Tokyo.
Cette décision survient après que le Japon et la Corée du Sud se sont infligées des restrictions commerciales réciproques, dans un contexte de tensions accrues entre les deux pays voisins liées à des différends historiques.

Les relations entre Tokyo et Séoul, deux alliés privilégiés des Etats-Unis en Asie, sont plombées depuis des décennies par des contentieux hérités de l’époque où la péninsule était une colonie nippone (1910-1945).

Le gouvernement japonais est furieux que des tribunaux sud-coréens exigent d’entreprises japonaises qu’elles dédommagent des Sud-Coréens qui avaient été forcés de travailler dans leurs usines durant l’occupation japonaise jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Tokyo a d’abord décidé le 2 août de rayer la Corée du Sud d’une liste d’Etats bénéficiant d’un traitement de faveur, mesure perçue comme une sanction par Séoul qui a répliqué aussitôt avec une radiation similaire et menacé de ne pas reconduire un accord de partage de renseignements militaires. (afp/nxp)

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