Nestlé renonce aux pailles en plastique

Dès le mois de février, Nestlé aura éliminé les pailles en plastique de ses assortiments. Elles seront remplacées par des alternatives à base de papier ou carrément ôtées suite à un re-packaging complet du produit.

Avec toute une série d’autres mesures concrètes, – la marque Nesquik sera par exemple vendue dans un emballage papier d’ici à la fin du premier trimestre -, la multinationale installée à Vevey entame donc, concrètement en ce début d’année, son programme de lutte contre le plastique. «Comme nous savons que viser du 100% recyclable n’est pas suffisant pour faire face à la crise des déchets plastique. Nous allons devoir repousser nos limites et en faire plus», expliquait Mark Schneider, CEO de Nestlé par communiqué.

Choix stratégique de la paille

Le choix de démarrer par la paille n’est toutefois pas anodin. Depuis un an, le petit objet retrouvé notamment dans l’orifice nasal d’une tortue de mer est devenu le symbole par excellence de la volte-face mondiale contre le plastique, du ras-le-bol contre cette société du gaspillage et du «tout jetable». Le 3 février 2018, plus de 35 pays participaient alors à la toute première «Journée internationale sans paille».

Nestlé anticipe par ailleurs une décision prise par le Parlement européen, la Commission et des représentants des États membres. Comme les Cotons-tiges, les touillettes à café, les gobelets et assiette en plastique, les pailles ne pourront en effet plus y être commercialisées.

Ne plus utiliser de plastique à usage unique

Sur du plus long terme, la multinationale suisse assure être engagée à contribuer à changer les habitudes et limiter la fuite de plastique dans la nature. «Dans l’ensemble de nos 4200 installations à travers le monde, nous projetons d’éliminer l’utilisation de plastiques à usage unique et non recyclable», explique notamment Magdi Batato, responsable mondial des opérations du groupe.

Pour mémoire, Nestlé prévoit l’ouverture à Lausanne d’un centre de recherches. «Il emploiera une cinquantaine de personnes et comprendra un complexe de laboratoires ultramoderne, ainsi que des installations de prototypage rapide», précise le géant de l’agroalimentaire. (TDG)

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