Migros définit la santé comme un axe prioritaire

Migros ne va «ni se lancer dans l’achat d’une assurance ni d’un hôpital», a remarqué mardi son directeur général, Herbert Bolliger, lors de la présentation des résultats 2015. Ils se sont soldés par des recettes stables à 27,4 milliards de francs, et par un bénéfice net en recul de 4,2%, à 791 millions.

Le géant orange n’en a pourtant pas moins «défini la santé comme un des trois plus importants axes stratégiques de développement de l’entreprise», selon le directeur. «Nous avons une position excellente pour nous développer dans ce domaine, car nous possédons le savoir-faire et les produits dans la nutrition, que nous allons pouvoir combiner avec nos cours de l’Ecole-club Migros (par exemple de diététique), nos articles de sport de SportXX, nos parcs de loisirs, ainsi qu’avec nos centres de santé Santémed», a détaillé Herbert Bolliger.

En septembre 2015, le détaillant prenait de cours la branche de la santé en annonçant l’acquisition des 23 centres de l’assureur Swica. Depuis ce rachat, venu compléter ses centres Medbase, Migros emploie 217 médecins, 163 physiothérapeutes et 132 autres thérapeutes. Soit près de 500 spécialistes de la santé.

La même réflexion d’une meilleure utilisation de ses offres existantes est appliquée à la stratégie numérique de Migros, deuxième axe prioritaire. Il s’agit «de se demander si chaque magasin doit vendre sur Internet tous les produits, ou si par exemple Globus va cesser de vendre en ligne de l’électroménager, qu’elle laisserait à Melectronics», a expliqué le dirigeant. Selon lui, Migros va souffrir des achats sur les sites étrangers, mais aussi profiter du développement de sa propre offre sur Internet. (TDG)

(Créé: 13.04.2016, 21h22)