Michel Sapin critique le salaire du patron de PSA

Michel Sapin a indiqu que l’Etat, présent au conseil d’administration du groupe automobile, avait «voté contre». «Si nous étions dans une entreprise où l’Etat a 30%, ou 40%, ou 50%» de participation, «cela aurait bloqué», a ajouté le ministre, regrettant que les autres actionnaires n’aient pas adopté cette position.

Près du double perçu

Le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, dont l’Etat est le premier actionnaire aux côtés de la famille Peugeot et de Dongfeng avec 14% de participation, a gagné l’an dernier 5,24 millions d’euros, selon des documents publiés vendredi. Il s’agit de près du double de la rémunération de l’année précédente, qui s’était élevée à 2,75 millions d’euros.

Cette hausse «est dommageable, chacun le voit bien», a estimé Michel Sapin. «On est à un moment où l’effort est nécessaire, il faut qu’il soit à peu près partagé. Je dis bien à peu près parce qu’on est là sur des sommes tellement considérables qu’on finit par ne même pas comprendre de quoi il s’agit. Cela se compte en millions et en millions», a-t-il ajouté.

Renouer avec la rentabilité

M. Tavares a été nommé à la présidence du directoire de PSA avec la mission de remettre l’entreprise sur la voie de la rentabilité en suivant un plan baptisé «Back in the race» («de retour dans la course»). Ce programme est censé s’étaler jusqu’en 2017.

Ce plan s’est traduit par des réductions de frais via des efforts demandés aux salariés et une simplification des gammes. Sans oublier différentes cessions (scooters, club FC Sochaux…). (ats/nxp)

(Créé: 29.03.2016, 09h47)