Metalor, entre les orpailleurs et les «fantasmes»

L’or est méconnaissable dans cette salle de la raffinerie Metalor. A cette étape du processus de recyclage, le métal précieux a atteint la granularité du miel crémeux, ainsi que sa couleur blanchâtre. Par électrolyse, l’or, tiré de déchets industriels, et venu se plaquer sur une cathode, se débarrassant au passage de ses impuretés.

«On n’a rien à cacher», assure le nouveau directeur du groupe industriel neuchâtelois, Antoine de Montmollin. A l’image du processus de désamalgamation de l’or, il vient, lui, tout juste de se débarrasser d’une lourde responsabilité. Mi-juin, Metalor décidait en effet de ne plus s’approvisionner auprès des petits orpailleurs sud-américains. La faute à l’opacité qui règne sur l’ensemble du minage artisanal, qui fait vivre, pour l’ensemble des minerais, quelque 100 millions de personnes dans le monde.

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