Ménages appauvris par la crise: Le Covid pénalise beaucoup plus fortement les ménages modestes

Selon une récente étude du KOF, malgré une réduction de leurs dépenses, les familles les plus pauvres épuisent leurs maigres économies.

À Genève, en mai 2020, des files d'attente impressionnantes s’étaient formées devant la patinoire des Vernets où la caravane de solidarité avait préparé des colis pour les distribuer à des personnes qui n’avaient plus aucun revenu depuis le début de la pandémie.

À Genève, en mai 2020, des files d’attente impressionnantes s’étaient formées devant la patinoire des Vernets où la caravane de solidarité avait préparé des colis pour les distribuer à des personnes qui n’avaient plus aucun revenu depuis le début de la pandémie.

Enrico Gastaldello/azzurromatto

Lannée passée, à Genève, les diverses distributions de produits de première nécessité avaient servi d’électrochoc. Provoquant de longues files d’attente, elles avaient mis en lumière la précarité croissante d’une partie de la population. Dans sa dernière étude, le Centre de recherches conjoncturelles de l’EPFZ (KOF) a non seulement cherché à en chiffrer l’ampleur, mais aussi voulu comparer la situation des ménages les plus pauvres avec ceux jouissant de revenus plus confortables.

Fossé entre les classes

Sans trop de surprise, le premier constat à tirer de ce travail est que les écarts se sont creusés en Suisse lors de cette pandémie et cela même si aucune classe n’a été épargnée (excepté celle incluant les plus grandes fortunes du pays). Alors que les salariés gagnant moins de 4000 francs ont fait état d’une baisse de leurs revenus d’environ 20% en 2020, ceux empochant plus de 16000 francs par mois ont limité la casse avec des pertes limitées à 8%.

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