Même les obligations «pourries» offrent maintenant un rendement négatif

Le risque ne paie plus. Après les obligations de la Confédération, de l’Allemagne et de la France, c’est au tour de celles de l’Italie et même de certaines sociétés privées classées parmi les titres «pourris» de coûter de l’argent à l’investisseur

Aujourd’hui, 13 000 milliards de dollars d’obligations n’offrent pas de rendement positif. Plus les cours des obligations augmentent, sous l’effet des achats des investisseurs et des banques centrales, et plus leur rendement diminue. Le montant d’obligations à rendement négatif a doublé depuis l’été 2018, selon Bloomberg. «C’est la mère de toutes les bulles spéculatives», déclare Beat Wittmann, président et associé de Porta Advisors, un conseiller en finance à Zurich.

Du point de vue économique, «c’est mauvais parce que, dans une telle situation, le taux d’intérêt perd son sens. L’investisseur a cessé d’être rémunéré pour le risque qu’il prend. Et c’est triste parce que l’épargne à long terme (retraites) a aussi besoin d’un rendement positif», selon le financier zurichois.

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