L’image de la Suisse innovante mise à mal

C’est un mythe qui s’effondre. Les Suisses sont de moins en moins enclins à créer leur entreprise, selon le dernier rapport du Global Entrepreneurship Monitor publié vendredi par la Haute Ecole de gestion de Fribourg (HEG-FR). Seulement 6,9% des 2400 personnes interrogées ont l’intention de lancer leur start-up, contre 10,5% en 2017. Pire, la propension à innover serait même inférieure à la moyenne des autres économies à revenu élevé, qui s’établit à 17,1%, souligne l’étude.

Lire aussi: Pas moins de 300 start-up sont créées chaque année en Suisse

Parmi la jeune génération, seuls 2,2% des sondés âgés de 18 à 24 ans participent actuellement à la création d’une entreprise ou dirigent une start-up. La différence avec le Canada (27,3%), les Pays-Bas (15,9%), les Etats-Unis (14,7%) ou l’Autriche (14,0%) est impressionnante, est-il écrit dans le document.

Tous les secteurs d’activité pris en compte 

Des conclusions qui contrastent avec celles publiées à l’automne par Startupticker.ch. Dans son «Startup Radar», le portail d’information en ligne écrit que «le nombre de créations de start-up ne cesse d’augmenter. Quelque 300 entreprises par an sont aujourd’hui créées, c’est quatre fois plus qu’en 2002.» Pourquoi cet écart? «Ces statistiques se focalisent sur les start-up à vocation technologique, qui se concentrent essentiellement autour de l’EPFL et de l’EPFZ», indique Thomas Heimann, de l’Association suisse des investisseurs en capital et de financement (SECA).

«A l’inverse, notre étude prend en compte tous les secteurs d’activité», justifie Rico Baldegger, directeur de la HEG-FR. Boulangers et ferblantiers inclus.

monchange.ch