Libra: vers un lancement avant la fin de l’année?

C’est elle qui a tout déclenché. Stefan Ingves, gouverneur de la Banque de Suède, en parle comme d’un catalyseur – «qui a secoué le cocotier et qui nous a forcés à réfléchir à ce que nous faisons» – dans les banques centrales. Et pourtant, la libra, cette cryptomonnaie que souhaite lancer Facebook cette année, n’a pas pris son envol.

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Piloté par une association genevoise, le projet avait pour but de rendre les transferts d’argents très simples et très bon marché. In fine, Facebook souhaitait ainsi «bancariser» nombre d’utilisateurs exclus des circuits financiers traditionnels, notamment dans les pays émergents.

Accumulation de problèmes

Mais les problèmes se sont accumulés. D’abord, les régulateurs, gouvernements et banques centrales de nombreux pays sont immédiatement montés au front contre ce projet qui devait être lancé au début de cette année. Les ministres des Finances du G7 ont d’ailleurs rappelé, il y a une dizaine de jours, leur opposition à cette monnaie tant qu’il n’y aura pas une réglementation sérieuse. Puis, plusieurs partenaires importants, dont Visa, Mastercard et eBay, ont quitté le navire en fin d’année dernière.

Mi-avril, l’association a néanmoins déposé une demande de licence auprès de la Finma en tant que système de paiement, dans une forme moins ambitieuse qu’annoncé. Son lancement est toujours prévu avant la fin de l’année. Et, début septembre, Libra Networks, filiale de l’association Libra, basée à Genève et chapeautant le projet, s’est trouvé un nouveau responsable en la personne de James Emmett, ex-directeur général de HSBC en Europe.

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