Les petites banques font face à des défis de taille

L’adaptation au nouveau monde de la gestion de fortune coûte cher, et les petits établissements ne peuvent pas bénéficier d’effets d’échelle. Leurs rapports annuels montrent des coûts parfois démesurés et des stratégies à l’efficacité plus ou moins immédiate

Elles sont petites, supposées agiles et adaptables. Mais les banques privées qui gèrent moins d’une dizaine de milliards de francs font face à des difficultés spécifiques. Comme les autres acteurs de la gestion de fortune, elles ont dû faire en sorte que leur clientèle se régularise au niveau fiscal. Connu sous l’euphémisme de «recentrage sur les marchés clés», ce mouvement qui dure depuis des années provoque toujours des sorties nettes de fonds dans la plupart des instituts que nous avons analysés. Et donc moins de revenus. Dans le même temps, les coûts de fonctionnement ont tendance à augmenter. Sauf que les petites banques peuvent difficilement bénéficier d’effets d’échelle pour absorber ces deux tendances.

Lire aussi: La réglementation pour les petites banques vire au casse-tête

monchange.ch