Les marchés européens finissent en forte baisse

A cause des mauvais résultats des entreprises et des indicateurs économiques, toutes les places européennes ont chuté ce jeudi.

La Bourse de Francfort a dégringolé jeudi, le Dax perdant 3,45% à la clôture.

La Bourse de Francfort a dégringolé jeudi, le Dax perdant 3,45% à la clôture.

AFP

Les marchés européens ont fini en forte baisse jeudi, accusant le coup devant les résultats d’entreprises et des indicateurs économiques plus mauvais qu’attendu. Toutes les places européennes ont chuté, à commencer par Francfort avec une perte de 3,45%. Milan (-3,28%), Madrid (-2,91), Londres (-2,31%) et Paris (-2,13%) ont suivi des trajectoires similaires.

Wall Street évoluait en ordre dispersé: à 19h15 (heure suisse), l’indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,69% et l’indice élargi S&P 500 0,49%. En revanche, le Nasdaq, à forte coloration technologique, montait de 0,43%, avant les résultats des géants de la tech dévoilés en soirée.

Après la fin de la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) mercredi, «l’attention est revenue sur la pandémie et les luttes politiques internes aux États-Unis», note David Madden, analyste de CMC Markets.

Baisse historique du PIB américain

Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux Etats-Unis ont une nouvelle fois augmenté à 1,43 million la semaine dernière, un nombre supérieur aux attentes des analystes.

Le PIB américain a chuté de 32,9% au deuxième trimestre en rythme annualisé, une baisse historique bien que légèrement inférieure aux prévisions des analystes. Par rapport au deuxième trimestre 2019, la baisse est de 9,5%. A ces chiffres mauvais, s’est ajouté un tweet du président américain Donald Trump, évoquant pour la première fois l’hypothèse d’un report de l’élection présidentielle de novembre.

Le rendement du Bund, taux à dix ans allemand qui fait office de référence sur le marché européen de la dette souveraine, a significativement baissé, entraînant de facto tous les autres rendements obligataires vers le bas. «Les taux allemands repartent nettement à la baisse du fait d’une croissance allemande en dessous des anticipations des économistes», avec une chute de 10,1% en variation trimestrielle, explique à l’AFP Cyriaque Dailland, gérant diversifié chez Sanso IS.

Journée noire pour l’automobile

Sur le plan des valeurs, l’automobile a vécu une journée noire. En France, Renault s’est effondré de 9,26% après la publication de la perte nette la plus lourde de son histoire, à 7,3 milliards d’euros. Les valeurs automobiles ont évolué en baisse en Allemagne, tant Daimler (-3,25%) que BMW (-3,65%) ou Continental (-3,83%).

Le secteur bancaire européen a également souffert: Société générale a cédé 5,07%, la banque britannique Lloyds Banking Group 7,62% et l’espagnole Banco Santander 5,74%.

La compagnie pétrolière cotée à Londres Royal Dutch Shell a annoncé une perte nette de 18,1 milliards de dollars au deuxième trimestre en raison de dépréciations d’actifs reflétant la déprime du marché, entraînant une chute de son cours de 5,72%.

En France, Total a reculé de 1,60%, tandis que les prix du pétrole ont reflué jusqu’à 5% au cours de la journée.

(afp/nxp)

monchange.ch