Les génériques sont encore sous-utilisés en Suisse

Ils seraient un important levier pour freiner les coûts de la santé en Suisse. Partant du fait que les médicaments comptent pour 13% dans les 80 milliards dépensés chaque année – 20% dans la part remboursée par l’assurance maladie – et que les génériques coûtent en moyenne 70% moins cher que l’original, l’équation a de quoi séduire. D’autant plus que ces alternatives moins chères sont encore sous-utilisées en Suisse, relevait mardi à Berne devant la presse la faîtière des assureurs, Santésuisse.

Avec une part de 18% au chiffre d’affaires des ventes de médicaments et de 23% en termes de volumes, les génériques présentent un fort potentiel, a souligné la directrice de Santésuisse Verena Nold. En Allemagne ou au Royaume-Uni, les génériques représentent respectivement 38% et 34% du marché en termes de revenus, 85% et 81% en quantités, a-t-elle insisté lors du dixième grand oral annuel, donné conjointement avec la faîtière de l’industrie pharmaceutique, Interpharma.

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