Les contours de la coopération future

A la fin du mois de juin, suite à la réponse divisée face à la crise du coronavirus, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a mis en garde contre «un manque total de coordination entre les pays». Certains sont allés plus loin, en donnant des exemples tirés de l’histoire et en comparant la quête mondiale d’un vaccin contre le Covid-19 à la course spatiale entre les Etats-Unis et l’Union soviétique, où chaque côté cherchait à «gagner» au détriment de l’autre.

Même si c’est déplorable, il n’est pas surprenant que le coronavirus mette en évidence un manque de coopération mondiale et ouvre même un nouveau champ de concurrence. Après tout, la pandémie a frappé un monde déjà instable; un monde dans lequel de profonds changements de rapports de force étaient en cours et poussaient les esprits de compétition à dépasser les mentalités coopératives. Mais le virus peut également servir à réinitialiser ces instincts en rappelant aux acteurs mondiaux que la coordination est la clé pour faire progresser non seulement les priorités partagées, mais aussi les intérêts personnels.

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