Les conglomérats en quête d’une seconde vie

ANALYSE. General Electric, Siemens, ABB, les investisseurs pressent les géants industriels occidentaux de s’alléger. Car leur avantage – la diversification – est désormais vu comme une faiblesse

Il fut un temps où les Américains pouvaient compter sur General Electric (GE) tout au long de leur journée. Leur réveil matinal, leurs appareils électroménagers, leur autoradio, leur téléviseur et leur lumière du soir: tout était estampillé GE. Mieux encore, leur électricité était produite à partir de turbines du groupe, leurs marchandises roulaient grâce à ses locomotives et leurs voyages étaient assurés par des moteurs à réaction General Electric.

Ce qui était bon pour GE était alors bon pour les Américains. Et la santé du groupe reflétait celle de l’économie du pays. Malgré la fin de cette période faste, les plus que centenaires conglomérats industriels occidentaux – Siemens, General Electric et Philips pour les plus connus – ont perduré jusqu’à aujourd’hui. S’ils ont résisté à la crise de 2008, ils sont affaiblis et attaqués de toute part, contrairement à leurs homologues asiatiques.

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