Les cahiers des charges au feu et le chef au milieu!

Organisation

Plutôt que de développer une vision très claire de stratégie d’entreprise, à la manière de Steve Jobs il a vingt ans, notre chroniqueur prône un modèle plus flexible et pragmatique, au plus proche de la réalité

Gérard Mulliez, l’éminent fondateur du groupe Auchan (environ 50 milliards de francs de chiffre d’affaires et 355 000 collaborateurs), avait coutume de dire que le destin était au service de la vision. Il s’appuyait sur le fait que les grands leaders qui avaient développé une vision très claire de là où ils souhaitaient arriver, parvenaient à faire adhérer leurs équipes à une projection concrète de l’objectif à atteindre, ce qui contribuait fortement à sa réalisation. Ce fut par exemple le cas lors du lancement de l’iPod par Steve Jobs il y a une petite vingtaine d’années. Ce modèle mental développé depuis le début de notre ère industrielle est toujours répandu aujourd’hui. Nous définissons une raison d’être ou une mission pour chaque organisation, puis une vision à dix ans et une stratégie à 3-5 ans pour l’opérer. Ensuite, cette dernière génère la gouvernance et l’organisation opérationnelle appropriée pour la réaliser; enfin, nous recrutons des compétences pour la mettre en œuvre. Mais ça, c’était peut-être l’ancien monde…

Lire aussi: 

monchange.ch