Les bonnes nouvelles sont bonnes et les mauvaises aussi

Si vous êtes tombés dans le coma le 21 décembre et que vous vous réveillez ce matin, vous allez vous demander ce qui s’est passé entre deux.

Entre deux, Powell le magicien est intervenu et il a expliqué à tout le monde qu’il était aux commandes et qu’il resterait flexible. Flexible, c’est le mot qui a permis aux indices américains de ressortir de leur zone de « correction ».

Ce n’est pas aussi évident pour le reste du monde, l’Europe reste foncièrement embourbée dans la dépression. Il faut dire qu’entre la France de Macron qui se ridiculise chaque jour un peu plus (Macron, pas la France) et l’Allemagne qui ne plus réussir à démarrer. Les derniers chiffres économiques laissent penser que l’économie du pays fonctionne à peu près aussi bien que la Mannschaft lors de la dernière coupe du monde.

La flamboyante Allemagne serait carrément au bord de récession.

Pour le reste, depuis la tentative de suicide des marchés en décembre dernier, il semblerait que l’on soit actuellement immunisé contre les mauvaises nouvelles. La semaine qui vient de s’écouler aura été principalement menée par l’optimisme ambiant découlant de Powell qui assure en tant que patron de la FED, puis par les négociations sino-américaines qui se passent bien il paraît. Parce que pour le moment ce ne sont que spéculations et conjectures.

Nous avons complètement ignoré les mauvais chiffres économiques chinois – qui montrent une inflation faiblarde – et nous avons fait l’autruche en entendant que les Chinois pourraient annoncer une baisse de la croissance pour 2019.

Les marchés ne baissent plus. Clairement, jamais nous n’avions eu la mémoire aussi courte. En l’espace de 3 semaines, nous sommes passés de la fin du monde à l’opportunité d’une vie.

Je ne sais pas ce que les investisseurs 2019 fument, mais c’est sûrement de la bonne et ça ne doit pas être très légal.

(TDG)

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