Le vice et la vertu

Au cœur de la crise grecque, Angela Merkel déclarait: «Ne pas dépenser plus que ce que l’on reçoit – c’est étonnant que quelque chose d’aussi simple conduise à tant de débats.» Plus récemment, les pays qui se sont opposés au plan de relance européen, avec en tête les Pays-Bas et la Finlande, se définissaient eux-mêmes comme frugaux ou vertueux. De tout temps, les politiques économiques ont eu une dimension morale.

Le premier livre d’Adam Smith, le père de l’économie moderne, s’intitulait en 1759 La Théorie des sentiments moraux. Auparavant, le luthéranisme et le calvinisme avaient profondément influencé l’industrialisation de l’Europe, ainsi que l’a démontré Max Weber. Ils ont surtout conduit à une forte propension à épargner, comme le préconisait aussi le confucianisme en Asie.

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