Le soutien à l’innovation dans les médias avance

L’Initiative pour l’innovation dans les médias (IMI) entre dans une phase concrète. Après sa constitution en juillet, cette plateforme a lancé mardi, lors d’un événement à l’Université de Lausanne, son premier appel pour soutenir des projets novateurs dans le journalisme en Suisse. Ces projets devront principalement s’articuler autour de la lutte contre les fausses informations (fake news).

Cet été, l’IMI était née de la volonté de plusieurs acteurs de faire collaborer les milieux académiques avec des entreprises de médias. Cette initiative est soutenue par l’EPFL, la SSR, Ringier (copropriétaire du Temps avec Axel Springer) et le Triangle Azur, réseau qui réunit les Universités de Genève, de Lausanne et de Neuchâtel. Le budget réservé au financement des projets de recherche est de 650 000 francs par année. L’IMI est basée sur l’EPFL Innovation Park et son directeur est Mounir Krichane, ancien collaborateur de la RTS.

Projets à 150 000 francs

Depuis ce mardi et jusqu’au 7 janvier, il est possible de postuler en présentant un projet qui pourra être financé, durant une année, jusqu’à hauteur de 150 000 francs. «L’idée est que le projet proposé soit porté par l’un des acteurs académiques soutenant l’IMI, et qu’il collabore de près avec l’un des médias à la base de l’initiative, explique Mounir Krichane. Nous voulons favoriser la recherche universitaire et faire en sorte que ses résultats soient directement utilisables par des médias, pour parvenir à des résultats et améliorations tangibles.»

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Pour ce premier appel, les projets devront se concentrer sur la désinformation et la nécessité pour les médias traditionnels de rétablir la confiance. Le Temps participera à cet appel. Les projets sélectionnés – leur nombre n’est pas défini d’avance – doivent débuter entre le 1er juin et le 1er octobre 2019.

Résultats partagés

Les résultats des travaux de recherche seront partagés entre les membres de l’IMI, mais aussi de manière publique. «Nous voulons vraiment que ce qui sera créé dans le cadre de ces projets soit utile au sein de l’IMI. Et les chercheurs pourront aussi rendre publiques ces conclusions, pour qu’elles soient disponibles pour tout le monde», poursuit Mounir Krichane. A noter que pour l’heure, ni Tamedia, ni aucun éditeur outre Ringier, ne font partie de l’IMI.

En 2019, un autre sujet sera proposé aux membres de l’IMI pour lancer de nouveaux projets – il pourrait par exemple s’agir du traitement des données. Mounir Krichane souligne que des projets hors des thématiques annuelles pourraient aussi être soutenus par l’Initiative pour l’innovation dans les médias.

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