Le projet gazier franco-allemand fait son chemin

Le compromis stipule que l’application des règles européennes pour les gazoducs avec des pays tiers comme la Russie incombe au pays de l’UE où ils sont reliés pour la première fois au réseau européen. Dans le cas de Nord Stream 2, actuellement en construction, ce sera l’Allemagne.

Le texte a été soumis aux ambassadeurs des Etats membres à Bruxelles. S’il est accepté, il éviterait une crise entre Paris et Berlin et permettrait à la France de donner son accord à l’adoption des nouvelles règles européennes pour le transport du gaz, a-t-on expliqué de sources diplomatiques.

Outre la transparence des prix, la nouvelle législation impose de garantir un accès des infrastructures à des entreprises tierces. Elle oblige également la séparation des activités entre fournisseurs de gaz et gestionnaires d’infrastructures.

Dépendance vis-à-vis de la Russie

Nord Stream 2 complète Nord Stream 1, également géré par le groupe russe. Il va relier la Russie et l’Allemagne sous la mer via les eaux territoriales de cinq pays – Russie, Finlande, Suède, Danemark et Allemagne – et permettre de doubler la quantité de gaz acheminée en Allemagne par ce réseau.

Le projet Nord Stream 2 est décrié par la Commission européenne car il ne permet pas de réduire la dépendance de l’Union européenne vis-à-vis de la Russie pour ses achats de gaz. Il menace en outre l’acheminement des achats européens via l’Ukraine, dont le réseau de gazoducs est très vieux. (ats/nxp)

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