Le Japon ou l’éloge de la lenteur

L’investisseur aurait intérêt à regarder au-delà de la croissance japonaise, dans un pays qui maîtrise mieux ses principaux enjeux

Mon récent voyage au Japon m’a permis de me plonger à nouveau dans une culture qu’il m’a toujours été difficile d’appréhender, sans parler d’un contexte linguistique impossible pour tout «gaijin». La fin en mai dernier de l’ère impériale Heisei («paix» en japonais), qui démarra en 1989, a également été l’occasion de revisiter l’histoire récente de l’Empire du Soleil levant.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le Japon était à genoux et complètement détruit moralement. Sa renaissance au cours des années suivantes a été spectaculaire, synonyme de modernisation, avec une croissance rapide et le développement de nombreuses technologies innovantes. Cette vitesse économique se transforma en bulles (financière, immobilière) dans les années 80, bulles qui – comme toujours – éclatèrent avec fracas dès 1990.

monchange.ch