Le groupe SGS a fait des normes mondiales son carburant

Le groupe SGS avait fait des contrôles douaniers et autres contrats gouvernementaux sa marque de fabrique. «C’est aujourd’hui et depuis plus de vingt ans une affaire ancienne, affirme son CEO, Frankie Ng. Cette activité – où nous offrons notamment la prise en charge de toutes les formalités douanières pour une cargaison ou la collecte des taxes de recyclage sur l’électronique qui échappent souvent aux États africains – est d’ailleurs la plus petite du groupe».

Désormais, la multinationale, présente dans 140 pays et qui emploie 97 000 personnes dans le monde, dont 200 dans son siège genevois, teste, contrôle et certifie la quantité et la qualité de pratiquement tout ce qui se produit et se vend sur la planète. Ses points forts? La production et le transport de produits pétrochimiques ou miniers, l’agriculture et l’alimentation, les produits électriques et électroniques, l’automobile et, enfin, les cosmétiques et soins du corps. «Il est commun de dire que la SGS profite de l’existence des frontières, ajoute Frankie Ng. En réalité, nos activités se développent au fur et à mesure que les réglementations sanitaires ou de sécurité s’accroissent dans le monde.»

Plus un produit circule sur la planète, plus la nécessité d’une certification de qualité, de respect des normes et de contrôle des cargaisons de leur point de production à celui de livraison s’impose.

Plus les réglementations mondiales se multiplient, plus
les contrôles et les tests sont primordiaux.

Frankie Ng CEO du groupe SGS

La croissance des résultats 2018 du groupe le reflète. Le chiffre d’affaires de SGS a ainsi progressé de 5,6% à 6,71 milliards de francs et le bénéfice net de 3,5%, à 643 millions de francs. Mais c’est surtout le bénéfice opérationnel (avant amortissements liés aux acquisitions), pour la première fois au-dessus du milliard de francs (1,05 milliard), qui fait dire au leader mondial de la branche que «SGS a vécu l’an dernier un moment historique». Un milliard de profits bruts, face aux quelque 6,7 milliards de francs de chiffre d’affaires: la marge est en effet excellente. Cette diversification tous azimuts, où cinquante-cinq secteurs d’activité sont actuellement couverts par le groupe genevois, a été initiée par Sergio Marchionne, qui fut le président de SGS jusqu’à son décès, en juillet dernier, et, surtout intensifiée depuis 2000 par les différents directeurs généraux.

(TDG)

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