Le bénéfice net de Bridgestone s’est dégonflé

Le premier fabricant japonais de pneumatiques, Bridgestone, a subi un recul de 5% sur un an de son bénéfice net au terme de l’exercice calendaire 2015, une déconvenue à laquelle il s’attendait, mais il estime pouvoir afficher un rebond de 9% en 2016.

Pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2015, Bridgestone a dégagé un résultat net de 284,29 milliards de yens (2,4 milliards de francs), amoindri par l’enregistrement d’une charge exceptionnelle.

Le principal concurrent du français Michelin a dû en cours d’année défalquer 42,3 milliards de yens hors comptes d’exploitation du fait de la sortie de la société Bridgestone Firestone Venezolana des résultats consolidés.

Ses performances opérationnelles, elles, se sont améliorées, aidées par la baisse du coût des matières premières, certes atténuée par le recul du yen, mais ce dernier facteur a aussi parallèlement augmenté le montant des recettes encaissées à l’étranger en devises.

Les ventes de pneus ont augmenté dans toutes les catégories de véhicules aux Etats-Unis, en Europe et aussi en Chine comme dans le reste de l’Asie.

Au Japon, des pneus de remplacement d’hiver se sont moins vendus, mais le manque à gagner a été comblé par les pneus de poids lourds et ceux pour véhicules neufs.

Une moindre demande a été en revanche constatée sur les ventes de pneus pour les engins de chantier et miniers.

In fine, les recettes et le bénéfice d’exploitation de l’activité pilier des pneumatiques ont augmenté respectivement de 3% et 8%.

Les revenus et bénéfices tirés des autres activités (accessoires de golf, bicyclettes, etc) ont aussi progressé (de 6%), aidés par la hausse des devises face au yen.

Pour l’exercice en cours débuté le 1er janvier, Bridgestone escompte un bénéfice net de 309 milliards de yens ( 9%) et table sur un bénéfice d’exploitation pour ainsi dire stable à 520 milliards ( 0,5%) pour des revenus qui devraient à l’inverse reculer de 1,1% à 3750 milliards de yens.

Bridgestone pense que les cours des monnaies seront moins favorables sur les ventes réalisées à l’étranger et indique qu’il existe pas mal d’incertitudes sur l’évolution non seulement des devises mais aussi des tarifs des matières premières et de la conjoncture internationale. (ats/nxp)

(Créé: 17.02.2016, 08h47)