Le bénéfice d’Axel Springer baisse

Le groupe de médias allemand Axel Springer, éditeur du tabloïd Bild et du site Politico, coactionnaire du Temps, en plein bouleversement de son actionnariat et de son portefeuille d’entreprises, a confirmé mercredi ses prévisions annuelles malgré un deuxième trimestre décevant.

L’éditeur berlinois a vu son bénéfice net reculer de 22,7% sur un an, à 79,1 millions d’euros, malmené dans son activité principale, les sites d’annonces, en raison d’une conjoncture économique poussive et de la taxe française sur le numérique.

Un secteur qui doit servir de relai de croissance

Ce repli dans une activité d’ordinaire moteur de croissance pour le groupe est d’autant plus préoccupant que le groupe s’appuie d’ordinaire sur ses marges dans le numérique pour compenser le recul inéluctable de son activité d’éditeur de presse papier.

Son résultat opérationnel ajusté s’est lui replié de 3,0% à 177,8 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires quasi-stable (-3,6%), à 759,4,8 millions d’euros entre avril et juin.

«Même dans un environnement économique difficile, nous continuerons à investir dans nos marques, produits et technologies (…) Le partenariat stratégique prévu avec KKR nous donnera une plus grande liberté à cet égard», a assuré Mathias Döpfner, patron du groupe.

Axel Springer a conclu en juin un accord destiné à faire entrer à son capital le fonds américain KKR, via le rachat des actions minoritaires.

A ce propos: Le fonds américain KKR entre au capital d’Axel Springer

Des changements de périmètre

Axel Springer dit aussi avoir été lesté dans la comparaison sur un an, par d’importants changements de périmètres, avec la cession du portail aufeminin.com, le retrait de ses participations dans Purplebricks and Homeday, et la cession de Leisure, un site de maisons de vacances. Côté acquisitions, le groupe s’est offert en juin le portail américain de recherche d’emploi Appcast.

L’éditeur s’en tient aux prévisions annuelles ajustées à la baisse au dernier trimestre: son chiffre d’affaires devrait stagner, contre une hausse d’environ 5% attendue auparavant, de même que son Ebitda.

monchange.ch