L’année extravagante de Tesla

Encore un article sur Tesla, soupireront sans doute certains lecteurs. Oui, encore un article sur le fabricant américain de voitures électriques qui n’a vendu que 367 500 automobiles en 2019. Ou qui, autrement dit, contrôle moins d’un cinquième d’un marché (les voitures électriques) qui lui-même ne représente que 3% des ventes totales de véhicules au niveau mondial… La société dirigée par Elon Musk est encore un nain au niveau planétaire, mais un nain qui accumule les records et qui conserve une influence considérable sur les constructeurs dits traditionnels.

Il y a d’abord l’action du constructeur basé à Fremont en Californie. Depuis le début de l’année, bénéficiant d’un engouement sans précédent des investisseurs, le titre de Tesla a vu sa valeur multipliée par 6,5. De 86 dollars, il est passé à 550 dollars. L’action a été recherchée grâce aux bons résultats de l’entreprise: cinq trimestres de suite dans les chiffres noirs. Le spectre de faillite, présent début 2019, s’est dissipé. Il y a aussi une raison technique. La semaine passée, le constructeur obtenait le feu vert pour inclure l’indice boursier S&P 500, dès mi-décembre.

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