L’alliance entre la gestion de fortune traditionnelle et le trading direct

Il fut un temps pas si lointain où l’investisseur qui cherchait à faire fructifier sa fortune n’avait pas d’autre choix que de la confier à un gestionnaire ou d’opter pour le trading direct. Le premier cas impliquait de placer toute sa confiance dans son gestionnaire. Le second de garder en permanence un œil sur les marchés. Avec la démocratisation de l’intelligence artificielle, entre autres, et des algorithmes, l’automatisation et la personnalisation de la gestion de portefeuille ont changé la donne. Avec son Robo-Advisor proposant des stratégies d’investissement individualisées à sa clientèle, Swissquote révolutionne le secteur financier.

Si la banque en ligne propose aujourd’hui l’une des solutions les plus performantes du marché, elle n’est pas toute seule. Selon le rapport publié par le cabinet d’audit Deloitte, près de 90% des sociétés du secteur financier testent ces solutions algorithmiques basées, entre autres, sur l’intelligence artificielle. Les avantages pour les établissements financiers sont doubles. Ils leur permettent de proposer une offre personnalisée pour chaque client tout en réduisant les coûts. Une équation qui ne fait pas toujours l’unanimité parmi les gestionnaires et les professionnels de la finance qui dénoncent une « ubérisation » du secteur. Mais qu’en est-il concrètement ?

Chez Swissquote, Dr Serge Kassibrakis est responsable de la gestion quantitative. Il est l’un des nombreux experts derrière la technologie Robo-Advisor. Selon lui, les professionnels du secteur ont tout à gagner de cette innovation. « L’humain se niche au cœur de notre plateforme. Mais pour que celle-ci offre une solution sur mesure au client, il faut que ce dernier s’engage un peu. L’investisseur doit répondre à des questions et faire de nombreux choix parmi la multiplicité des paramètres. Pour certains, cela reste compliqué, explique Serge Kassibrakis. Qui est le mieux placé pour épauler l’investisseur dans ses choix ? L’Asset Manager. Chez Swissquote, nous avons donc eu l’idée de solliciter l’expertise des Asset Managers dans notre technologie. »

Dans un premier temps, Serge Kassibrakis se « fait recevoir de manière cavalière ». « Ils nous accusaient de tuer le marché, se souvient l’expert. Il a fallu être très pédagogue. » A titre de comparaison, le Robo-Advisor de Swissquote gère simultanément 1500 portefeuilles, ce qui correspond à un montant sous gestion de 200 millions de francs. Un Asset Manager gère entre 30 et 50 portefeuilles. Serge Kassibrakis leur propose alors de commercialiser sa solution en « marque blanche », c’est-à-dire de la mettre à leur disposition sans que la banque en ligne soit citée.

La stratégie est payante car elle profite à l’ensemble des acteurs. « Grâce à nos solutions, les Asset Managers ont accès à un segment de clients auquel ils ne pensaient pas avant. Certes, ce segment est composé de plus petits clients, mais les Asset Managers peuvent en gérer davantage et simultanément », souligne Serge Kassibrakis. Du point de vue du client, celui-ci peut paramétrer le portefeuille à son image. Mais pour certains paramètres plus compliqués, le client peut bénéficier de la vision du marché des Asset Managers pour faire ses choix. « Quant à Swissquote, cette stratégie nous permet de multiplier les expériences et donc d’apprendre des nombreux retours. C’est une véritable chance pour l’industrie financière. »

Advertisement

monchange.ch