La volatilité des marchés n’indique pas l’imminence de la fin du cycle

La correction récente sur les marchés d’actions ne signale pas la fin imminente du cycle économique. Ce processus d’ajustement découle de la hausse des rendements obligataires aux États-Unis, qui est avant tout un symptôme de la vigueur de son économie.

Un dynamisme confirmé par une croissance bénéficiaire des entreprises à deux chiffres au 3ème trimestre, un rythme exceptionnel de créations d’emplois (plus de 200 000 par mois), et une croissance salariale dépassant les 3% pour la première fois depuis la crise financière.
Dans ce contexte, la Réserve Fédérale américaine devrait à nouveau relever son taux directeur en décembre, puis probablement trois fois encore en 2019. Cela pourrait continuer à générer de la volatilité, mais ces décisions sont nécessaires afin de ramener l’activité économique à des niveaux plus soutenables.
Par conséquent, la croissance américaine devrait ralentir en 2019, sans pour autant s’effondrer.

En Europe, la situation est différente. Le récent accès de faiblesse devrait s’avérer transitoire, avec la reprise du secteur automobile en Allemagne. Le cycle économique est plus jeune qu’aux Etats-Unis et le taux de chômage, plutôt élevé dans la plupart des pays, va continuer à baisser. Cela laisse un potentiel d’accélération non négligeable pour la croissance future de l’économie.
L’impact potentiel des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, du budget italien, des négociations sur le Brexit et des conditions financières aux États-Unis sont à surveiller et légitiment une forme de prudence, mais ces risques restent gérables à ce stade pour l’économie européenne. (TDG)

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