La SGS va supprimer 2000 postes

Les mesures de restructuration annoncées jeudi par le groupe genevois SGS vont entraîner la suppression d’au moins 2000 postes, répartie sur 120 pays. Les départs se feront par le biais de fluctuations naturelles, a assuré jeudi le directeur général Frankie Ng. La Suisse est peu concernée.

La taux de rotation du personnel est assez élevé à l’échelle du groupe, soit environ 14%. «Dans certaines filiales asiatiques, ce taux peut atteindre 15 à 25%. Par conséquent, appliquer notre programme ne sera pas un exercice compliqué», a déclaré le patron de SGS en conférence de presse.

En 2018, SGS a employé en moyenne 96 942 équivalents plein temps, selon le décompte réalisé à la fin de l’année.

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Le patron confirme une estimation

Dans un commentaire publié en matinée, un analyste de Vontobel a affirmé que la restructuration devrait entraîner la suppression entre 2000 et 3000 postes. «La fourchette me parait réaliste», a reconnu le directeur du numéro un mondial de l’inspection et de la certification. Les coupes se situeront «dans le bas de la fourchette».

Ces coupes se feront essentiellement à l’étranger. «En Suisse, l’impact sera minimal. L’objectif de notre réorganisation consiste à supprimer les doublons créés dans notre réseau. Cela concerne moins notre siège social», a indiqué M. Ng.

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