La rentabilité de Rémy Cointreau a pris l’eau

Le groupe de spiritueux Rémy Cointreau a aussi été touché par la pandémie. Sur un an, le groupe a vu son bénéfice chuter de presque 30%.

Malgré les mauvais chiffres, le groupe de spiritueux Rémy Cointreau reste confiant.

Malgré les mauvais chiffres, le groupe de spiritueux Rémy Cointreau reste confiant.

AFP/photo d’illustration

Le groupe de spiritueux Rémy Cointreau a accusé une chute de 28,8% de son bénéfice net pour son exercice décalé 2019/2020, à 113,4 millions d’euros (122,2 millions de francs), pénalisé notamment par l’épidémie de Covid-19 et des éléments exceptionnels, mais se montre confiant pour le trimestre en cours.

«L’année 2019/2020 a conjugué les effets d’une pandémie mondiale ayant fortement limité la consommation de spiritueux (…), des menaces de taxes à l’importation aux États-Unis, une certaine instabilité géopolitique mondiale», a justifié l’entreprise française dans un communiqué diffusé jeudi.

«Les conséquences de décisions spécifiques au groupe, telles que les évolutions de réseaux de distribution en Europe et le désengagement de certains contrats de distribution de marques partenaires», expliquent aussi les résultats financiers d’une année «atypique», selon elle.

Trimestre «largement pénalisé par la pandémie»

Le chiffre d’affaires annuel, déjà publié, affiche une baisse de 9% (à 1,02 milliard d’euros), tandis que, côté rentabilité, son résultat opérationnel courant s’est effrité de 18,6% à 215,1 millions d’euros.

Des «coûts de structure» ainsi que «la poursuite des investissements stratégiques en communication» ont pesé sur la rentabilité du groupe, précise Rémy Cointreau.

À la Bourse de Paris, les investisseurs saluaient toutefois ces résultats: le titre du groupe montait de 6,53% à 119.10 euros, vers 9 h 25, dans un marché en léger recul.

Dans le détail des résultats, la maison de cognac Rémy Martin a subi des évolutions de son réseau de distribution en Europe et une réduction des niveaux de stocks chez les détaillants aux États-Unis.

L’activité a ainsi reculé de 5% à 735,5 millions d’euros (en données publiées), masquant une «nouvelle année de très forte croissance» en Chine continentale, malgré un 4e trimestre «largement pénalisé par la pandémie» liée au coronavirus, note le groupe.

Les ventes de liqueurs et spiritueux ont connu une légère baisse de 1% (à 261,9 millions d’euros), tandis que celles des marques partenaires ont dégringolé de 68,5% à 27,5 millions en raison de la fin «d’importants contrats en République-Tchèque, en Slovaquie et aux États-Unis».

Malgré un climat d’incertitude, le groupe s’est montré confiant dans ses perspectives pour les semaines à venir, allant même jusqu’à légèrement relever son objectif de chiffre d’affaires pour son premier trimestre 2020/2021 (avril à juin).

Il s’attend désormais à des ventes en baisse de 45% en organique, contre une fourchette comprise entre -50% et -55% dans ses dernières projections.

(ATS/NXP)

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