La lumière de nos écrans peut mener au burn-out

Aujourd’hui, le monde entier est baigné de lumière. Parfois trop intense, trop brusque. Un rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire (ANSES) précise cette semaine les effets néfastes des LED sur notre organisme.

Ces effets de la lumière dite bleue sont encore peu contrés. Omniprésents dans notre quotidien, les éclairages au néon des bureaux, les écrans des ordinateurs, des télévisions et surtout des tablettes et des smartphones peuvent se révéler nuisibles pour la santé. D’abord pour la rétine des yeux (une exposition chronique peut augmenter les risques de dégénérescence maculaire), mais surtout parce que cette pollution lumineuse est suspectée d’altérer le système hormonal et la sécrétion de mélatonine, qui affecte le sommeil, la libido et le vieillissement.

C’est la «lumière bleue» qui est pointée du doigt. Le problème vient des LED (diodes électroluminescentes) qui émettent une lumière trop riche et trop étendue dans le spectre bleu. Les populations les plus fragiles sont d’abord les enfants et les adolescents car leurs yeux filtrent moins bien cette lumière bleue que les adultes. Les seniors et les travailleurs de nuit font aussi partie des catégories à risque.

Le nouveau mal du siècle?

Les nouvelles technologies ont envahi notre intimité, jusqu’au fond de nos lits, perturbant nos habitudes de vie, mais surtout notre sommeil avec des conséquences graves comme l’insomnie, les troubles du rythme du sommeil, le syndrome des jambes sans repos ou encore l’apnée.

Si elle devient chronique, la fatigue peut mener au burn-out et/ou à la dépression. Ces troubles sont parfois dus à l’exposition prolongée des écrans la nuit. En effet, qui n’a jamais reçu le fameux message «Tu dors?» bien après minuit… Ces utilisateurs nocturnes ou ces «dormeurs sentinelles» envoient un message paradoxal au cerveau: un signal d’éveil et d’endormissement.

Or le sommeil a besoin de protection pour s’installer. Le rapport de l’ANSES est formel: «Notre horloge interne a besoin d’une luminosité importante en journée et d’une «obscurité totale» dans la nuit, afin de se synchroniser. Une exposition, même très faible, à de la lumière riche en bleu en soirée retarde, voire stoppe totalement la production nocturne de mélatonine.»

(TDG)

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