La libra, basée à Genève sans vraiment y être

Deux mois après son officialisation, le projet de cryptomonnaie de Facebook est toujours domicilié dans un espace de coworking à Genève. Les offres d’emplois liées à la libra sont localisées en Californie ou en Israël

Un groupe d’élus américains se rendra prochainement en Suisse pour en savoir davantage sur les cryptomonnaies, révélait ce week-end la NZZ am Sonntag. Ces six membres du comité sur les services financiers de la Chambre des représentants s’intéresseront particulièrement à la libra, la future monnaie électronique qui doit être lancée début 2020 par Facebook et un consortium de 27 entreprises depuis Genève. Mais pour le moment, les élus en voyage d’études n’auraient même pas de bureaux à visiter dans la ville du bout du lac.

Les parlementaires américains trouveront-ils en Suisse des réponses à leurs questions et à leurs critiques envers la libra? Début juillet, la présidente du comité sur les services financiers avait demandé un moratoire sur le projet libra. Maxine Waters, qui dirigera aussi la délégation visitant la Suisse, s’inquiétait alors que la suprématie du dollar soit remise en cause par la future cryptomonnaie. D’autant plus que celle-ci serait basée en Suisse, un pays que l’élue démocrate semblait associer au blanchiment d’argent et à l’absence de surveillance financière.

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