La grande mue des agences bancaires

D’immenses baies vitrées sans rideau, un mobilier design, un espace de jeu pour les enfants et, un peu partout, des tablettes et des écrans géants. En entrant dans l’agence UBS de Pully, juste à côté de Lausanne, un seul indice rappelle au visiteur où il se trouve: les deux bancomats situés à gauche de l’entrée. Et pourtant, cette petite agence, dont le lifting a été achevé début décembre, est emblématique de la transformation des succursales de la plupart des banques: leur nombre s’amenuise et celles qui restent deviennent des espaces où les opérations financières sont quasiment inexistantes et où les employés sont là pour conseiller ou vendre des services. S’ils n’ont pas disparu eux aussi.

En dix ans, les succursales bancaires ont fondu en Suisse. Elles sont passées de 300 à 270 chez UBS et de 1150 à 880 chez Raiffeisen. En cinq ans, Credit Suisse a réduit le nombre de ses agences de 150 à 120. La Banque nationale, qui en fait le recensement pour tout le secteur, en comptait 3000 en 2008. Dix ans, plus tard, un sixième du total, soit 500, a disparu. En cause, un changement drastique des habitudes des consommateurs: internet oblige, puis commodité du smartphone, ils ne se déplacent plus autant qu’avant pour des opérations financières.

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