«La formation est la clé pour lever les résistances au changement»

Et de trois. La journée nationale du numérique (Journée du digital de son nom officiel) destinée à encourager l’innovation helvétique se tiendra pour la troisième fois début septembre. Comme lors des précédentes éditions, elle se déclinera en ateliers, discussions et expositions à travers tout le pays, sous le patronage du président de la Confédération, Ueli Maurer, et de deux conseillers fédéraux, Simonetta Sommaruga et Guy Parmelin.

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Cette année, l’événement organisé par Digitalswitzerland (une initiative soutenue notamment par Ringier, copropriétaire du Temps) mettra l’accent sur la formation continue, selon un communiqué publié mercredi. Elle est la clé pour lever les craintes que suscite la transformation numérique et ainsi favoriser l’innovation, selon son directeur pour la Suisse romande, Sébastien Kulling.

Le Temps: Les journées du numérique sont destinées à accélérer la transition vers les nouvelles technologies en Suisse. Comment cet objectif s’est-il concrétisé jusqu’à présent?

Sébastien Kulling: Nous avons notamment contribué à créer un environnement propice aux discussions sur l’identité numérique. C’était la thématique au cœur du premier Digital Day et c’est devenu aujourd’hui un sujet central dans les débats politiques, avec toutes les problématiques citoyennes qui y sont liées.

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Les séances publiques de réflexion qui se sont tenues dans 12 villes de Suisse cette année-là ont contribué à familiariser la population à ces questions. Et c’est à partir de là que se construisent les solutions.

Qu’attendez-vous de cette troisième édition?

Cette année nous mettons l’accent sur ce que l’on nomme très justement en anglais le lifelong learning et que l’on pourrait traduire littéralement par l’apprentissage tout au long de sa vie. C’est une notion qui englobe bien sûr la formation continue professionnelle aux dernières avancées technologiques.

Et aussi une éducation au numérique au sens large du terme, dans la sphère privée, sur des notions de base de protection des données, par exemple. Cet apprentissage est l’une des clés pour apprivoiser les nouvelles technologies. Une fois que les résistances au changement sont levées, l’innovation est possible.

Comment se fait-il que l’on parvienne à organiser de tels événements, d’envergure nationale, mais que tarde à se concrétiser un fonds de croissance pour les jeunes entreprises à la hauteur de ses promesses (un demi-milliard)?

La Suisse est une terre d’évolution et non de révolution. Notre culture est marquée par davantage de prudence, nous n’avons pas le même goût du risque que dans les pays anglo-saxons par exemple. Mais les idées et l’argent sont là, les premières avancées sont encourageantes.

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